Google Drive, OneDrive, Dropbox et GitHub bloqués par la Turquie

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Ce weekend, les autorités turques ont bloqué l’accès à Google Drive, OneDrive, Dropbox et GitHub pour limiter la diffusion d’emails leakés portant préjudice au président Recep Tayyip Erdogan. Ce n’est pas le premier cas de censure dans le pays.

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Ce weekend, le gouvernement turc a fermé plusieurs plateformes de stockage et de partage. Cette censure est motivée par une volonté des autorités de limiter la viralité d’une série d’emails fuités qui portent préjudice au président du pays, Recep Tayyip Erdogan.

Abus de pouvoirs

En effet, un groupe de hackers baptisé Redhack a diffusé 57 623 courriels du ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Berat Albayrak, qui est également le beau-fils du chef d’État. Les 17 Go de données dévoilés datent d’avril 2000 à la fin du mois septembre 2016. Selon The Daily Dot, les documents laissent entendre qu’Erdogan a utilisé a abusé de ses pouvoirs pour influencer les médias et inciter les journaux progouvernementaux à publier des informations sélectionnées par les autorités.

Pour contrer les effets néfastes de ces divulgations, le gouvernement n’a rien trouvé de mieux que de couper l’accès aux services de stockage sur cloud tels que Google Drive, Microsoft OneDrive, Dropbox. L’accès à la plateforme web d’hébergement GitHub a également été interrompu. C’est en tout cas ce que révèle Turkey Blocks, une organisation luttant contre la censure et pour la liberté d’expression en Turquie.

La Turquie, habituée à la censure

Les internautes turcs ont donc passé tout le weekend sans avoir accès à ces services pourtant « très utilisés sur les supports mobiles ainsi que dans les secteurs de l’éducation, du juridique et de la presse », explique Turkey Blocks. L’organisation a toutefois précisé que Google Drive était de nouveau accessible dimanche 9 octobre.

La Turquie, et le gouvernement d’Erdogan, ont déjà plusieurs antécédents vis-à-vis de la censure. et , les autorités avaient coupé l’accès aux réseaux sociaux pour mieux maîtriser les informations qui circulaient sur Internet. En juillet, c’était Wikileaks qui était censuré après avoir dévoilé des centaines de milliers de mails échangés au sein de l’AKP, le parti au pouvoir.

Crédit photo : Пресс-служба Президента Российской Федерации (CC)

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