Donald Trump menace d'envoyer Hillary Clinton en prison en cas de victoire

Donald Trump menace d'envoyer Hillary Clinton en prison en cas de victoire

Le Huffington Post

ÉTATS-UNIS - C'est la sortie de la soirée qui ne passe pas. Pendant le deuxième débat présidentiel, particulièrement virulent, Donald Trump a énoncé une promesse de campagne inédite qui a -une fois encore- laissé de nombreuses personnes bouche bée.

Alors que les deux candidats s'affrontaient sur l'affaire des emails de Hillary Clinton à l'époque où elle était Secrétaire d'État, le milliardaire new-yorkais a cru bon d'assurer que s'il devenait président du pays, il nommerait un procureur spécial pour s'occuper de ce dossier.

"Si je gagne, je vais donner l'ordre à mon ministre de la Justice de nommer un procureur spécial pour faire la lumière sur votre situation, parce qu'il n'y a jamais eu autant de mensonges, autant de choses cachées", a-t-il scandé.

"Heureusement que quelqu'un avec le tempérament de Donald Trump n'est pas en charge des lois de ce pays", a alors répondu Hillary Clinton avant que son adversaire ne lance du tac au tac: "parce que vous seriez en prison".

La menace de jeter son adversaire derrière les barreaux en cas de victoire, comme dans une dictature, a surpris au sein de l'université Washington de St. Louis dans le Missouri, où se déroulait le débat, mais a surtout estomaqué le camp démocrate et certains républicains.

"Les candidats vainqueurs ne menacent pas de mettre des opposants en prison", a reproché l'ancien porte-parole du président George W. Bush, Ari Fleischer, sur Twitter. "Un président ne menace pas un particulier de poursuites. Trump a tort sur ce point".

David Frum, l'une des plumes du président Bush, est lui aussi monté au créneau. "Qui accepterait d'être ministre de la Justice d'un président qui pense qu'il peut influencer les poursuites contre ses adversaires politiques?", s'est-il interrogé.

Côté démocrate, Eric Holder, l'ancien ministre de la Justice d'Obama, a mené la charge, qualifiant Trump de "dangereux/inapte". Le prix Nobel d'économie et éditorialiste du New York Times, Paul Krugman, s'est lui aussi indigné: "soyons clair, un candidat à la présidence vient de promettre de mettre son rival en prison s'il l'emporte. Tout le reste est secondaire".

Lire aussi :

Tollé après la diffusion de propos obscènes de Trump envers les femmes

Donald Trump lâché de tous les côtés

Même le camp républicain ne s'en remet pas

Pour suivre les dernières actualités en direct sur Le HuffPost, cliquez ici

Tous les matins, recevez gratuitement la newsletter du HuffPost

À voir également sur Le HuffPost:

view Le Huffington Post